mercredi 1 mai 2013

Le mansucrit de Lou - 7


Voici la suite et la fin du manuscrit de Lou, qui me précise que celui-ci s'interrompt brusquement et que les pages restantes sont vierges. Peut-être que Louise avait prévu d'écrire la suite mais qu'elle n'en a pas eu le temps? Peut-être sera t-elle dans le traité que je dois finir de traduire ? Peut-être la suite est-elle écrite à l'encre sympathique, et qu'un révélateur à base de citron est-il nécessaire ? Peut-être Lou trouvera t-elle un jour la suite dans une autre manuscrit bien caché au fond d'un coffre ? Nous le saurons peut-être bientôt ....


Des nuits dans les dortoirs


7ème partie

L'apprentissage de la solidarité 4



Le jardinage continua une bonne heure encore jusqu'à ce que Maître Samuel ne se redresse.
- Je vous prie de demeurer sages Mesdemoiselles, je vais m'absenter quelques instants pour aller voir vos camarades à l'intérieur. 
Le précepteur gagna le cloître et progressa sans bruit dans le couloir. Il ouvrit doucement la porte où les reniflements de Sélène se faisaient entendre. La petite princesse s'était étendue sur le ventre et pleurait sur son livre, les sourcils froncés de concentration. Maître Samuel esquissa un sourire et poursuivit ses pas jusqu'à la salle d'étude où Sophia lisait. Lorsqu'il entra, elle se leva bien droite, les mains derrière le dos. Il remarqua qu'elle était très pâle.
- Avez-vous lu les nouvelles demandées ma chère Sophia? 
- Oui Maître...même la septième où le marchand est amoureux de la fille de sa voisine et où son honneur est en jeu...
- Je vous en félicite.
Un silence s'installa entre eux deux. Long. Trop long. Maître Samuel bougea et fit sursauter Sophia mais lorsqu'elle le vit simplement jeter un oeil par la fenêtre, elle parut déçue. La nerveuse petite Sophia agitait ses doigts, dansait d'un pied sur l'autre, sentait des frissons le long de son échine. Pourquoi ne parlait-il pas? N'y tenant plus, de grosses larmes commencèrent à rouler sur les joues de la princesse.
- Que vous arrive t'il Mademoiselle?
- Oh Maître! s'exclama t-elle en se jetant contre lui. Je vous en conjure, je n'y tiens plus, je...fessez-moi...s'il vous plait...
Le précepteur demeura un peu interloqué d'une telle demande et caressa doucement les cheveux de son élève.
- Et bien...Et bien...Ainsi réclamez-vous votre correction? Serait-ce que vous en ressentiez le besoin?
- Je sais que j'ai désobéi, sanglotait-elle, et que je n'aurai pas dû suivre Louise dans sa fugue...mais je déteste tant vous savoir fâché contre moi et...et cela fait trop longtemps déjà que j'aurai du être punie...je...l'attente me rend si mal...j'ai tellement honte...
La détresse sincère de son élève toucha le précepteur qui laissa sa longue main glisser le long de son dos jusqu'à la naissance de ses reins.
- ...Sophia vous savez que la fessée qui vous attend ne sera pas agréable...
-...
- Et que vous devrez la subir sans la moindre étoffe pour vous protéger...
La petite princesse étouffa un nouveau sanglot mais, le visage caché contre le torse de Maître Samuel, elle hocha lentement la tête. Une seule idée lui venait à l'esprit sur le moment; celle d'être enfin pardonnée. Toutefois, son estomac se tordit lorsque le précepteur recula d'un pas et dit de ce ton sec qu'elle redoutait:
- Ôtez votre petite culotte.
Sophia parut hésiter un instant. Ses mains tremblaient, des papillons s'affolaient dans son ventre. La mine calme et grave de Maître Samuel lui fit cependant comprendre qu'il n'était plus temps de faire machine arrière. Sophia renifla puis baissa sa culotte jusqu'au bas de ses jambes fines. Alors Maître Samuel s'installa sur le rebord de la fenêtre et fit basculer la petite princesse sur ses genoux, soulevant la robe pour y découvrir ses fesses nues.
Sophia serraient les dents et les fesses de toutes ses forces mais les claques pleuvaient. A gauche, à droite, meurtrissant les deux globes qui viraient écarlates. Maître Sam la fessa sans répit durant de longues minutes et Sophia ne retenait plus ses larmes libératrices, à la fois douloureuses et nécessaires. 
- Vous ne recommencerez pas Mademoiselle, est-ce que c'est clair? scanda t-il en appuyant ses mots de claques plus fortes.
- Non, non, non, criait Sophia en battant des jambes.
- Et à l'avenir vous réfléchirez aux conséquences de vos actes lorsque vous voudrez être solidaire de vos camarades, me suis-je bien fait comprendre?
- Je vous...je vous le promets...maître...suffoquait-elle.
Elle reçut une dernière claque sur chaque cuisse puis Maître Samuel la releva. Sophia, en larmes, remonta maladroitement sa culotte sur ses fesses en feu.
- Je vous demande pardon Maître...dit-elle d'une voix chevrotante.
Alors que Maître Samuel l'attirait dans ses bras pour la réconforter, un hurlement strident se fit entendre dehors. 
Le précepteur pâlit brutalement en se retournant vers la fenêtre.
En une fraction de seconde, Sophia vit son précepteur perdre son calme pour la première fois, étouffer un juron en relevant soudainement ses manches et sortir à grandes enjambées.
La petite princesse s'approcha alors de la vitre et vit dehors Louise et Herbeline, couvertes de terre, s'empoigner les cheveux et se battre comme des chiffonnières...




8 commentaires:

Princesseenherbe a dit…

@Sam : C'est Louise qu'a commencé !

Lou a dit…

@Princessenherbe: C'est même pas vrai!!

Princesseenherbe a dit…

@Lou : Ben si que c'est vrai ! Moi je mens pas ! Pis d'abord tu as une preuve que c'est pas vrai ?

Sam a dit…

Et bien et bien mes petites chiffonnières ... je crois que bientôt Maître Samuel vous mettra d'accord toutes les deux ...

Lou a dit…

@Sam: C'est Princessenherbe qui a commencé, elle fait que de m'embêter!

Princesseenherbe a dit…

@Sam : Non c'est pas vrai ! Lou elle dit que des mensonges ... moi j'ai embêté personne, je suis sage.

Lou a dit…

@Sam: Tu veux bien nous publier la suite du traité pour le weekend s'il te plaît? Je voudrais bien une histoire pour m'endormir...allez dis oui...mon Sam que j'aime...:)

Sofia a dit…

@Sam, pauvre petite princesse Sophia, obligé de réclamer sa punition! ;-p

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