dimanche 14 avril 2013

Traité d'éducation des jeunes princesses à l'usage de leurs précepteurs - Chapitre VII

Je me suis remis à la traduction du traité ... un peu dans le désordre ... mais j'étais curieux de savoir ce qu'il allait advenir après la 2ème partie du chapitre VII ...


Instaurer un cadre

- 3ème partie - 
 
 
Sélène, Herbeline et Sophia passèrent devant Maître Samuel en silence. Arrivées dans le cloître, elle jetèrent un œil sur le ciel qui s'était chargé de lourds nuages gris. L'atmosphère était lourde, presque étouffante. Le précepteur fit s'aligner devant lui les petites princesses. Mains croisées derrière leur dos, elles tournicotaient nerveusement leurs doigts tout en se balançant d'une jambe sur l'autre. Alors la leçon de morale commença.

- Voyons ... Herbeline, vous deviez me remettre un devoir je crois ... où est-il ?
- Maître ... je ...
- Un coup de vent malencontreux l'a emmené dans la cheminée, je parie ... c'est cela ?
- Non ... c'est ... c'est Louise ...
- En parlant de Louise ... qui était persuadée que vous aviez été sages en mon absence ... où est-elle partie ?
 - Elle nous a dit qu'elle allait chercher un livre à la bibliothèque ... pour étudier ...
- Ah ... quel sérieux ... J'irai vérifier dans quelques minutes ... il n'y a pas de raison que les explications que je vais vous prodiguer ne lui profitent pas elle aussi ... 

Herbeline frémit. Elle ne savait que trop comment les "explications" de Maître Samuel se terminaient ... Malgré la moiteur environnante, c'est comme si un souffle d'air glacé était remonté derrière son dos. Chaque fois que le précepteur leur rappelait une phrase entendue grâce à la configuration de la salle de l'écho, les petites princesses rougissaient et leur nervosité s'accroissait. L'attente était insupportable. Puis ce fut la dernière remontrance :

- Et n'oubliez pas que ces quelques semaines passées dans ce couvent sont destinées à vous enseigner en pratique ce qu'est un cadre ... et ce qu'il est susceptible de vous arriver si vous en transgressait les limites  ... Mais à présent ...
- Noooooooon !

Maître Samuel venait d'attraper Herbeline par le bras. S'asseyant sur le muret de pierre qui séparait les colonnes du cloître entre elles, il la bascula promptement, troussa sa robe et commença à lui claquer les fesses. Chaque fois que la main du précepteur s'abattait, Herbeline avait l'impression que la claque était plus douloureuse que la précédente. Sophia et Sélène, hypnotisées, regardaient ce spectacle les yeux grands ouverts. Puis ce fut leur tour de subir ce malheureux sort. Sophia essaya bien de se débattre, mais elle ne récolta que quelques claques sur les cuisses en guise de réaction. Quant à Sélène, une remarque que Maître Samuel jugea impertinente la mena directement à une fessée cul nu.

De nouveau, les trois princesses étaient debout devant le précepteur. Les cheveux en bataille, les vêtements froissés et quelques larmes qui finissaient de rouler sur leurs joues témoignaient de la punition qu'elles venaient de subir. C'est à ce moment que l'orage éclata. Un éclair au loin déchira le ciel, et le bruit du tonnerre les fit sursauter. Quelques lourdes et tièdes gouttes de pluie tombèrent en éclaireuses, entrainant rapidement le reste de leurs congénères. La pluie tombait à présent drue et la température avait rapidement baissé de plusieurs degrés. 

De l'autre côté du muret, sans protection, Louise, trempée, frigorifiée, tremblante, attendait. Elle s'était réfugiée là en sortant de la salle de l'écho, pressentant la catastrophe. Elle avait assisté par ouïe interposée à la punition de ses camarades. Les éclairs de plus en plus nombreux lui étaient insupportables. Elle se leva au moment précis où Maître Samuel se retournait. 

- Tiens tiens ... Louise ... je ne savais pas que la cour de ce cloître recélait une annexe de la bibliothèque ...

Les joues de Louise virèrent au rouge. Heureusement il faisait sombre, et Maître Samuel ne pouvait sans doute pas la voir. Mais le reste de son attitude trahissait son désarroi.

- Faut-il que je vous répète tout ce que j'ai dit à vos camarades ? Ou cela a t'il fait suffisamment écho en vous, si j'ose dire?

Louise restait silencieuse. Elle se morigénait intérieurement d'avoir ainsi parlé de son précepteur.  Mais c'était trop tard.

- Bien ... puisque vous ne répondez pas ... enlevez donc votre robe ... et venez me rejoindre ...
- Mais ... Maître ...
- Faites ce que je vous dis, Louise. Trop de liberté sied peu aux petites princesses, et puisque vous ne savez pas vous montrer raisonnables, nous allons instaurer avec vous un cadre un peu plus strict.

Le ton calme et le regard du précepteur étaient éloquents. Louise ne protesta pas et, toujours sous la pluie, retira sa robe. La pluie tombait de plus belle, et Louise pouvait sentir sur ses jambes nues le ruissellement de l'eau. Ses cheveux étaient trempés et encadraient un joli visage complètement défait. Sa petite culotte lui collait à la peau. Elle se sentait coupable vis-à-vis de ses camarades, et en même temps furieuse de s'être fait prendre. Maître Samuel, d'un signe de menton, lui indiqua de la rejoindre. Lorsqu'elle sentit sa main coincée au creux de ses reins et Maître Samuel la calant bien contre lui, elle sut que la fessée serait longue et cuisante. Elle cria lorsque les premières claques s'abattirent sur ses cuisses, faisant voltiger quelques gouttes d'eau. Elle se débattit en vain lorsqu'elle sentit le précepteur faire glisser sa petite culotte le long de ses cuisses. Les claques qui suivirent lui donnèrent l'impression d'un feu brûlant dévorant la partie charnue de son individu. Lorsque le précepteur enjoignit Herbeline, Sophie et Sélène de rejoindre le réfectoire, elles entendirent longtemps les cris de Louise résonner dans le cloître.

 




3 commentaires:

princesseenherbe a dit…

Ah j'ai bien cru qu'on n'allait pas avoir d'histoire ce week-end !
Moi je dis qu'Herbeline ne méritait pas une fessée quand même ... elle avait fait son devoir et elle avait bien tenté de raisonner ses petites camarades ... elle s'est laissé un peu entraînée mais au pire elle aurait mérité d'être grondée.
Pauvre Louise ... pourquoi Maître Samuel est si sévère ? Je l'aime bien moi ... elle fait des bêtises quelques fois mais n'est pas méchante ...

Lou a dit…

@Sam: ...Maître Samuel est un bourreau! C'est horrible pour la pauvre petite Louise, elle a toujours les fessées les plus sévères! ...mais...mais elle était dehors la pauvre...là, toute seule...toute mouillée...en plus elle est fragile, je suis sure que dès demain, elle aura une angine de poitrine...la pauvre...

@Princessenherbe: Oui tu as raison Princessenherbe, je suis certaine qu'elle est gentille, comme toutes les princesses d'ailleurs...elles n'ont pas assez de câlins...:/

belleduseigneur Sofia a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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