jeudi 20 décembre 2012

« Marion … tu la vois cette main ? » 1ère partie















La fin de l’année approchait. Nous étions tous deux fatigués, comme il arrive souvent à cette période de fêtes, après un trimestre fatiguant, un temps maussade, et nous rêvions déjà au printemps prochain, cette saison de la renaissance, où les corps recommencent à s’éveiller, les vêtements se font plus légers et la peau se met à nu pour se laisser caresser par le soleil. Mais pour l’heure, nous devions nous contenter de nous calfeutrer soigneusement chez nous, savourant des plaisirs simples, regarder un film pelotonnés sur le canapé, cédant à la tentation d’un vin chaud aux épices, aspirant à retrouver la neige, en rêvant de dévaler ensemble des pistes de ski.

Les deux nuits précédentes Marion avait peu dormi. Elle avait veillé très tard, passant un peu plus d’heures à surfer sur Internet qu’il n’aurait fallu pour qu’elle récupère. Peut-être était-ce le fait de se retrouver enfin en vacances, après ce premier trimestre rempli de cours, de devoirs, d’apprentissage divers et variés. Un besoin de se détendre, enfin, de faire ce qu’elle voulait, de lâcher prise.

-         Je suis crevée !
-         Oui, je sais, cela fait bien cinq fois que tu le dis depuis ce matin.
-         Oh ça va ! Tu pourrais compatir !
-         Oh, je voulais juste te signaler que j’étais au courant.

J’avais parlé d’un ton détaché, et Marion avait senti ma pointe d’ironie. Elle savait que je pouvais être aussi moqueur qu’elle. Ce qui provoquait, selon son humeur, soit une répartie tout aussi légère, soit une accentuation de sa mauvaise humeur. Au ton de sa réplique, je pressentis qu’elle avait choisi la deuxième option.

-         Si tu faisais quelque chose pour moi, au lieu d’écouter sans rien faire, je ne serai pas obligée de te le répéter ! Je su-i-s fa-ti-gué-e ! C’est clair ?
-         C’est tout à fait limpide ma petite Marion. Et si tu le redis encore une fois, je ferai effectivement quelque chose pour toi.

Marion sentit la menace voilée. Elle aurait pu en rester là, mais la fatigue et l’énervement aidant, elle se planta d’un air provocant devant moi :
-         Ah oui ! Et bien je voudrai bien voir ça !
-         Très bien. Tu vas surtout le sentir, à mon avis.

Je venais de me lever. Mon ton était devenu sec. Marion sentit des papillons s’envoler dans son ventre. Elle savait très bien que ce genre d’attitude m’énervait, elle savait que ma patience avait des limites, et elle venait presque sciemment de les franchir. Partagée entre le besoin de sortir vainqueur de cette joute et le désir contradictoire de rencontrer enfin un mur contre lequel elle s’escrimerait en vain. Les papillons qu’elle ressentait venaient de lui indiquer qu’elle venait de franchir une limite, une frontière, et elle sentit un frisson parcourir son dos au moment où je me plantais devant elle. Elle savait que son attitude allait lui valoir quelques ennuis qu’elle connaissait bien. Elle savait qu’elle allait se retrouver sur mes genoux. Elle savait qu’elle allait recevoir une … elle osa à peine prononcer le mot dans son esprit … cela lui faisait toujours le même effet, dans ce moment hors du temps … une fessée … immanquablement des images affluaient alors en elle … le jean baissé … ou la jupe relevée … prise par la main … se débattant … attirée vers la chaise … ou le canapé … basculée … grondée … sermonnée … elle détestait notamment cet entre-deux, où, allongée, les fesses offertes, je lui rappelais sévèrement son attitude … et lui demandant si elle savait ce qu’elle méritait … et qu’elle allait recevoir …puis la première claque … ses jambes qui s’agitent … un temps de repos … la culotte qui se baisse … ses cris de protestation … les claques sonores … la honte … les pleurs …

-         Marion. Ca suffit maintenant. Tu as vu l’heure à laquelle tu te couches?

Marion émergea de ses pensées. Elle sursauta, se rendant compte que rien n’était commencé. Elle n’allait pas se laisser faire, c’est certain.

-         C’est les vacances d’abord ! Et je fais ce que je veux !
-         Tu te couches quand tu veux à condition de ne pas râler ensuite toute la journée.
-         Je m’en fiche ! Et puis d’abord … eeeehhhh …

Marion s’interrompit. Je venais de saisir son bras gauche que je n’eus aucune peine à replier dans son dos. Dans cette position, ma main s’abattit facilement sur ses fesses protégées par une jolie petite jupe de couleur vert sapin.

-         Ma petite Marion … tu mérites… effectivement … que je fasse … quelque chose … pour toi …

Je ponctuais chaque mot d’une bonne claque, cependant amortie par le tissu de la jupe, de son collant noir et de sa petite culotte.

-         Alors Marion … tu la vois cette main ? Ou plutôt … tu la sens ?

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