jeudi 14 juin 2012

Révisions (8ème partie)













Depuis sa dernière punition, Marion avait bien révisé pendant deux jours consécutifs. Le troisième jour, je la sentis nerveuse. Comme si elle se rendait compte qu’elle n’avait peut-être pas assez travaillé toute cette année. Nous ne nous étions pas vus très souvent, et elle avait manqué de régularité. Je savais cependant qu’elle avait de réelles capacités, et que ce n’était certainement pas le moment de flancher. Elle avait toutes ses chances. Aussi quand elle commença à exprimer son angoisse, je tentais d’abord de la rassurer :
-         Sam ... Je vais tout rater !
-         Mais non ... tu as bien révisé, là, tu vas continuer à ce rythme, et tu as toutes tes chances.
-         Mais je suis débordée ! Je suis en retard sur mon planning !
-         Tu vas le modifier ... et voir comment tu peux rattraper ...
-         Ah ! Tu n’es pas à ma place, tu ne peux pas comprendre !
Agacé je répondis :
-         Bon, alors débrouille-toi !
-         C’est comme ça que tu me soutiens ?
-         Ma petite Marion ... je te prie de bien vouloir considérer les choses objectivement ... je fais tout depuis deux jours pour te faciliter la vie ... alors tu mets de l’eau dans ton vin ou je vais m’énerver...
-         De toute façon je ne l’aurais pas cet exam. Je le sens bien. Et toi tu es vraiment nul !
Il y avait un mélange de panique et de mauvaise foi dans l’expression de ma petite Marion, et je sentis qu’il ne servait à rien de continuer à la raisonner.
-         Bon. J’entends encore une phrase comme celle-là et je te flanque une fessée pour te détendre. C’est compris ?
La menace était claire. Marion maugréa et retourna s’asseoir. Il s’écoula moins d’une minute avant qu’elle ne me lance :
-         J’en ai marre. Et je maintiens : tu es nul à ne pas m’aider !
Ce fut comme un appel. Marion s’attendait peut-être à ce que je me précipite sur elle en colère et que je mette ma menace à exécution. Au contraire je restai calme, mais le ton de ma voix s’était transformé :
-         Tu l’auras voulu. Tu files dans ta chambre. Immédiatement.
-         Tu ... tu vas venir me rejoindre ?
-         Oui ... je pense bien ... sauf si je suis retardé par un rhinocéros, mais il y a peu de risque, je pense, en cette saison ...
Marion resta interloquée par ce trait d'humour incongru, mais n’osa pas répliquer. Et, sans demander son reste, elle se dirigea vers la chambre. Elle portait ce jour là une jupe d’été légère, de couleur jaune clair, et des sandalettes de cuir fauve. Cinq minutes plus tard, quand je la rejoignis, j’avais le martinet à la main.
-         Sam ! Non ! Pas le martinet !
-         Ma petite Marion ... tu te souviens de ce que je t’avais dit ... et promis ... alors je ne vais pas passer par quatre chemins, tu vas recevoir le martinet, cela t’aidera à gérer tes états d’âme ...
-         Mais ...
-         Il n’y a pas de mais. Tu enlèves ta jupe et tes sandales.
Marion me regarda d’un air suppliant. Voyant ma mine fermée, elle s’exécuta lentement, pliant soigneusement sa jupe sur le bord du lit. Défit une sandale, puis l’autre. Les aligna le long du mur, comme s’il s’agissait de gagner encore quelques secondes. Puis elle se retourna et me fit face, les yeux interrogateurs.
-         Ma petite Marion ... tu mets tes deux mains contre le mur ... et si tu les enlèves je baisse ta culotte ...
Sans un mot Marion s’exécuta, comme si elle voulait s’épargner la honte d’être mise à nu immédiatement, comme si en fin de compte elle acceptait cette punition.
-         Tu comprends pourquoi je te punis ?
-         ...
-         Marion ! Je t’ai posé une question !
-         Parce que ... parce que ... je n’ai pas assez travaillé ...
-         C’est tout ?
-         Je ... j’ai été désagréable ...
-         Oui. Et puis ?
-         Je ... je t’ai fait des reproches alors que tu es adorable avec moi ...
-         Bon. Je suis content que tu reconnaisses tout cela. Est-ce que tu regrettes au moins ?
-         Sam ... je ...
-         Oui ?
-         Oui ... je ... je regrette ...
-         Et tu n’as pas honte d’être punie ?
-         Si ... Sam ... s’il te plait ...
-         Bon. N’oublie pas Marion. Tes mains ...
Je levais le martinet et les lanières s’abattirent sur les petites fesses rebondies de Marion. Elle sursauta mais ses deux mains ne décollèrent pas du mur. Au troisième coup, elle ne put s'empêcher de porter sa main à hauteur de ses fesses. J'attendis en silence. Lentement, Marion retira sa main et la remis sur le mur. Je m'approchais et lentement je baissais sa petite culotte qui acheva sa course à ses chevilles. Marion poussa un gémissement. Le quatrième coup s'abattit sur ses cuisses. Lorsque enfin j’arrêtais au dixième coup, Marion était en larmes. De fines striures rouges constellaient ses fesses et ses cuisses.
-         C’est ... c’est fini ?
-         Oui ...
Marion se précipita dans mes bras. Alors qu’elle sanglotait je lui caressais doucement le dos et les fesses.
-         Là ... là ... c’est fini ...
-         ...
-         Tu as besoin que l'on soit parfois sévère avec toi ...
-         ...
-         Mais je suis fier de toi tu sais ... tu as été très courageuse ...
-         ... 
-         Tu es pardonnée maintenant ...
-         Sam ... Merci ...
Lorsque je la pénétrais Marion poussa un long soupir. Le soir déclinait. Après avoir fait l’amour, nous passâmes un long moment enlacés sous les draps. Je savais à présent que Marion était rassérénée, et allait aborder sereinement la dernière ligne droite qui allait la conduire à ses examens.

4 commentaires:

Rhinocéros a dit…

J'adore le moment ou elle met sa main. Trouble ...

Sam a dit…

@Rhinocéros : Tiens, un nouveau lecteur ? D'habitude je préfère troubler les filles ... mais bon, je me méfie des apparences ... un rhinocéros peut en cacher un autre, voire une gazelle, une panthère, une biche, ou une girafe ... On ne sait jamais ! Bon j'arrête ... ce blog n'est pas un zoo !

Benedicte a dit…

Bonjour a vous,
Ca y est le martinet est sorti de sa cahette et Marion a fait sa connaissance!
Mais je pense que cela devait arriver et même qu'elle l'esperait tout en le redoutant.
Tres beau récit en tout cas,merci.
A bientot de Benedicte

Sam a dit…

@Benedicte : Merci de votre commentaire. Et tout vient à point qui sait attendre ;-)

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