dimanche 3 juin 2012

Révisions (5ème partie)

Le dernier week-end de révisions s'était achevé il y a déjà trois semaines, et Marion avait passé avec succès ses premières épreuves. Elle devait maintenant réviser ses derniers partiels, et il n’était peut-être pas raisonnable de passer quelques jours ensemble à l’approche de cette échéance importante. Mais Marion avait insisté. Elle serait sérieuse. Et de toute façon elle ne se sentait pas de travailler seule plusieurs heures par jour. Elle avait besoin de mon soutien. A vrai dire, je ne m’étais pas fait longtemps prier. Marion me manquait déjà, j’avais quelques jours de vacances à épuiser, et la météo s’annonçait clémente. Alors une nouvelle parenthèse hors du temps n’était pas pour me déplaire. J’avais dit oui. Mais à la condition expresse qu'elle soit sérieuse. Notre dernière conversation téléphonique s’était tenue dans ces termes :
 
-         Marion ? Ca y est, j’ai réservé. Je passe te prendre samedi matin, comme prévu. N’oublie pas tes cours.
-         Oui, oui, je sais.
-         Je sais que tu sais, mais je te le rappelle, c’est tout. Je préfère que tu vérifies deux fois plutôt qu’une ... cela nous évitera de faire demi-tour une fois arrivés.
-         Oh ça va ! Qu’est ce que tu peux être relou parfois ! Je ne suis pas une gamine, je sais m’occuper de mes affaires !
 
Je souris intérieurement à la réaction de ma petite Marion. Si celle-ci était une étudiante sérieuse et organisée, et passait en général pour quelqu’un sachant ce qu’elle voulait, son attitude dans la sphère privée dérivait parfois vers une once d’autoritarisme qui lui faisait exprimer ses désirs comme si elle était le centre du monde ... Notre relation était justement fondée sur le fait que, dans ces moments là, elle avait besoin que quelqu’un lui pose des limites très claires.
 
-         Bon. Occupe-toi de tes affaires, alors. Mais je te préviens que tu dois travailler ce week-end ... tu as des partiels ... Et je tiens à ce que tu sois sérieuse.
 
La manière dont je prononçais ces phrases fut sans doute suffisante pour que Marion comprenne à demi-mot qu’il n’était pas question de vacances. Marion savait très bien ce qui l’attendait si elle ne se montrait pas assidue. Elle avait déjà subie mon ire suite à ses mauvais résultats, et savait qu’invariablement mes leçons de morale s’accompagnaient d’une fessée couchée sur mes genoux, fessée qui pouvait se révéler cuisante si nécessaire. Son ton de voix se radoucit aussitôt.
 
-         Oui ... ne t’inquiète pas, mon Sam ...
 
L’expérience m’avait prouvé que mes inquiétudes n’étaient pas toujours vaines, mais je m’abstenus de lui rappeler le dernier épisode où ses résultats en berne lui avait valu mes remontrances plusieurs soirs de suite. Cela s’était terminé par une fessée mémorable, et j’avais rougi ses fesses jusqu’à ce qu’enfin elle lâche prise et éclate en sanglots en me promettant de se prendre elle-même en main. Ce soir là, nous avions fait l’amour avec une intensité particulière. Enfin, rassasiés de notre jouissance, nous nous étions endormis dans les bras l’un de l’autre, ivres de la douceur de nos corps entremêlés.
 
Le samedi, à l’heure dite, j’étais garé à quelques places de son immeuble. Il faisait encore nuit, mais l’air était doux, annonçant une belle journée de printemps. J’envoyais un SMS à Marion pour lui signaler ma présence, ses colocataires n’étant pas au courant de notre liaison. Un « J’arrive :-) » me revint presque aussitôt. Quelques minutes plus tard, je vis la silhouette de Marion se profiler dans mon rétroviseur. Elle portait un short en flanelle grise par-dessus des collants noirs, une veste grise elle aussi et un chemisier blanc. J’aimais lorsqu’elle s’habillait pour moi, connaissant mon attrait pour tout ce qui pouvait mettre en valeur sa silhouette élancée. Elle ouvrit la porte arrière, jeta son sac du week-end, claqua la portière, fit rapidement le tour de la voiture et se glissa sur le siège avant en me gratifiant d’un grand sourire.
 
-         Vite ! J’ai hâte !
 
Le week-end commençait bien.

2 commentaires:

Pim's a dit…

Et je parie qu'elle n'a pas pris tout ce qu'il fallait pour réviser la vilaine ! (Enfin moi, c'est ce que j'aurais fait ^^... juste assez pour donner le change mais pas assez pour que ce soit un w-e de travail :p)

Sam a dit…

@Pim's : Oublier ses affaires et faire semblant pour donner le change ! Quelle perversité ! ;-) Non, c'est impossible que ça arrive à Marion, elle est tellement sérieuse, douce et raisonnable :-D A suivre au prochain épisode ... bientôt ... si, si, j'aime bien faire attendre un peu ;-)

Messages les plus consultés