mardi 29 mai 2012

Révisions (3ème partie)

La matinée était bien avancée. Nous étions enlacés, et je regardais, émerveillé, Marion sourire doucement, les yeux mi-clos, sa tête posée contre ma poitrine. Le temps s’était suspendu. Marion avait été punie. Elle avait reçu une fessée. Déculottée. Cuisante. Sévère. Ses fesses avaient rougies. Nous avions fait l’amour. L’espace de ces moments là, nous avions parcouru ensemble des contrées inconnues, vers lesquelles tout notre être le plus profond aspirait, et nous nous sentions apaisés, remplis de gratitude l’un pour l’autre. Je savais à présent que Marion allait pouvoir se mettre à ses révisions.

Dehors, l’orage s’éloignait. La pluie s’était faite régulière, apaisante, et un rayon de soleil rentra dans la pièce. Nos lèvres se rejoignirent à nouveau.


Marion avait travaillé dur, ce premier jour. En fin d’après-midi, nous avions couru une demi-heure ensemble, pour aérer notre esprit. J’avais ensuite préparé le repas. Marion avait pris un bain. Et lorsque j’allumais le feu et que nous finîmes la soirée devant un DVD, pelotonnés dans le canapé, nous avions sentis l'un et l'autre que la vie était belle et méritait d’être vécue.

Le deuxième jour, Marion s’était levée d’elle-même, dès 7h45. Elle avait aussitôt attaqué ses révisions et travaillé toute la journée. Nous avions prévu, comme la veille, de nous aérer en fin d’après-midi. Marion s’était préparée à courir et avait enfilé un tee-shirt rouge et un short de la même couleur qui mettait en valeur ses jolies jambes. Devant la porte d’entrée je l’enlaçais.

-         Mmmmmhhhh … tu sais que tu es à croquer, dans cette tenue ?
-         Mais … tu n’es pas un grand méchant loup, pourtant !
-         Si, si … et toi un petit chaperon … rouge …
-         Ce n’est pas parce que je suis habillée en rouge que tu dois te raconter des histoires comme ça ! D’abord je suis très coriace !

Ma main descendit et remonta doucement sur sa cuisse, s’immisçant sous son short vers les petites fesses de Marion.

-         Pourtant … j’ai trouvé cela très tendre, hier soir …
-         Mmmmmhhh … d’abord je ne la méritais pas, cette fessée !
-         Marion … tu veux vraiment que je te rappelle pourquoi tu as été punie, hier ?
-        

Marion avait arrêté de parler. Elle détestait quand je lui faisais la morale, quand je lui rappelais les motifs qui avaient conduits à ce qu’elle se retrouve en travers de mes genoux, dans une position où elle se sentait honteuse, démunie, prise en main … Même si elle tentait souvent de le prendre faussement à la légère. Et elle savait que son impertinence quand j’évoquais ses précédentes punitions lui avait parfois valu des ennuis complémentaires. Je sentis qu’elle avait malgré tout envie de me répondre, mais sa lutte intérieure fut de courte durée. Elle se contenta de me serrer plus fort contre elle.

-         Dis … on va courir ?

Après avoir négocié un baiser sur ses lèvres, je relâchais mon étreinte. Courir allait nous faire du bien. C’est à ce moment là que Marion remarqua qu’il s’était mis à bruiner.

-         Oh ! Zut ! Il pleut !
-         Bah … c’est pas grand chose … et ça nous fera du bien …
-         Pffff … bon, d’accord … mais je ne vois vraiment pas l’intérêt …

Mais Marion était contrariée. A regret elle me suivit, mais je sentis que sa mauvaise humeur commençait à reprendre le dessus. Nous commençâmes à courir. La bruine, contre toute attente, était agréable, le fond de l’air n’étant pas trop frais. Cependant, alors que nous étions sur le retour, la bruine se transforma en pluie. Nous fûmes vite trempés. Apercevant un arbre isolé, Marion bifurqua pour se réfugier dessous.

-         Marion ! Qu’est ce que tu fais ?
-         Ben … ça ne se voit pas ? Je me protège, tiens !
-         Marion, pas question de s’arrêter sous un arbre ! Il pleut !
-         Tu me prends pour qui ? Oui, je sais qu’il pleut, pas de souci, je suis trempée d’ailleurs ! C’est quand il y a de l’orage qu’il ne faut pas se réfugier sous un arbre !
-         Marion. Nous sommes à cinq minutes de la maison. De toute façon la pluie n’est pas prête de s’arrêter, alors on y va.

Marion me regarda avec un air de défi.

-         Non ! Moi je reste ! Et si tu n’es pas content, c’est le même prix ! De toute façon, c’est de ta faute, moi je ne voulais pas sortir, alors tu te débrouilles pour que je rentre sans recevoir une goutte de plus ! Et puis d'abord …

Je sentis à ce moment là que Marion avait besoin de relâcher la pression, que la course n’avait pas suffi, et que ce flot de paroles allait très vite dégénérer si je n’y mettais pas le holà. De plus ce n'était vraiment pas le moment de me lancer dans une conversation destinée à comparer les risques de foudroiement par temps de pluie ou d’orage.

-         Et puis d'abord ?

Mon ton s’était fait plus sec, et mon visage fermé coupa Marion dans son élan. Elle hésita. Mais la provocation l’emporta.

-         Et puis d'abord … je ne bouge plus. Et dépêche toi de trouver une solution je te prie, je commence à avoir froid.
-         Bien.

J’avais senti que Marion cherchait une fois de plus mes limites. Elle venait de comprendre au mot « Bien » que la discussion était close, et que j'avais trouvé une solution. Des papillons voletèrent dans son ventre alors que je me rapprochais. Lorsque je lui saisis le poignet, elle pensa que j’allais l’obliger à repartir, et que nous allions régler nos comptes plus tard. Il serait bien temps alors de s’excuser et peut-être même de se faire pardonner de son attitude.

-         Ma petite Marion, j’ai effectivement une solution pour te réchauffer. Tout de suite.

Ma main partit et s’abattit sur sa cuisse nue.

-         Aie !
-    Oui tu peux dire "Aie" ma petite Marion ... mais ce n'est pas fini ... ce n'est qu'un acompte ... tu vas filer, maintenant. Et je finirai de te réchauffer une fois rentrés.

Je ponctuais ma tirade de plusieurs claques sèches sur les cuisses mouillées de Marion, qui ne demanda pas son reste. Nous finîmes de rejoindre la maison en courant. J'ouvris la porte et fis passer Marion devant.

-         Marion ... Tu es trempée. Alors tu files prendre une douche chaude, ce n'est pas le moment que tu prennes froid. Ensuite tu révises et on règlera cet épisode ce soir après dîner.

8 commentaires:

NoComment girl a dit…

Bah c'est malin ça ! C'est pas malade qu'elle va pouvoir réviser la pauvre petite Marion ! Quelle idée de la faire sortir par un temps pareil....
;)

macaron a dit…

chouette une suite !

Sam a dit…

@NoComment girl : Bonne idée la douche froide, finalement ;-) Pour le reste Marion est parfois paradoxale : elle veut sortir, rentrer, sortir ... je l'aide juste à résoudre ses contradictions :-)

@Macaron : Ah, il y en a au moins une autre qui suit les parutions ! Deux lectrices, c'est le succès :-D

Céline a dit…

On est plusieurs à te lire, mais on a pas toujours le temps de commenter.

ALors, elle est pour quand la suite ? Elle me plait bien cette histoire, même si je n'ai pas du tout le même tempérament que "Marion"!

Sam a dit…

@Céline : Trois ! Mais je vais exploser mes statistiques ! La suite ? C'est si gentiment demandé ... Je vais essayer de trouver l'inspiration ;-)

Lotus a dit…

J'adore ...

macaron a dit…

Moi je me sens très proche de Marion (d'autant que j'ai le même prénom qu'elle...)
"S'il te plait Sam, on peut avoir une suite ?"(c'est demandé gentiment non ?)

Sam a dit…

@Mon fan club ;-)
C'est si gentiment demandé ... j'ai écrit la suite :-D

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