jeudi 8 mars 2012

Révisions (1ère partie)


Cette semaine là, Marion devait préparer ses examens. Nous avions décidé de nous retrouver dans ce gîte, loin de tout, en pleine nature, pour que Marion puisse les préparer sereinement. Au calme. Mais nous avions convenu que je devais l’aider, Marion ayant la fâcheuse habitude de définir des plannings qu’elle semblait s’ingénier à ne pas respecter, trouvant mille excuses à ses retards. Cette attitude lui avait valu quelques angoisses et quelques nuits blanches la veille de certains partiels. Pour tenter de remédier à cela, nous avions défini quelques règles simples. Réveil 7h45. Lever 8h. Début des révisons 9h. Un planning à écrire ou à remettre à jour chaque soir, et bien sûr à respecter. Et si les règles n’étaient pas suivies, Marion en subirait les conséquences. Marion était partie enthousiaste à cette semaine de révisions, et m’avait promis, croix de bois, croix de fer, qu’elle serait exemplaire.

Mais le premier soir de notre arrivée, Marion avait déjà eu du mal à écrire son planning. Prétendant que finalement c’était inutile. Qu’elle savait ce qu’elle avait à faire. Qu’elle se débrouillerait. Qu’elle avait largement le temps. J’avais essayé de la raisonner, de la convaincre avec des arguments logiques. Marion avait fini par me tourner le dos, déclarant que de toute façon je n’y connaissais rien, et que si je ne la comprenais pas, elle aurait mieux fait de rester chez elle pour travailler toute seule. Elle l’avait finalement écrit. En pleurs. Après avoir reçu une fessée déculottée, comme une gamine désobéissante. Elle m’avait demandé pardon, et m’avait promis qu’à partir du lendemain matin, elle serait un ange et travaillerait d’arrache-pied, dès le lever du jour.

Nous nous étions endormis l’un près de l’autre, fatigués du voyage, heureux de nous retrouver. Les draps étaient frais, et nous avions sombré dans un sommeil profond, bercés par  les gouttes de pluie qui s’était mise à tomber.

Le lendemain matin, le réveil sonna à 7h45 comme prévu. Je m’étais levé aussitôt pour préparer le petit déjeuner. Le temps était gris, maussade, et la pluie tombait toujours. A 8h, Marion était encore au lit.

-         Marion … il est temps de se lever …
-         Oh … Laisse-moi tranquille ! Il ne fait pas beau, d’abord !

Le ton ne m’avait pas plu.

-         Marion … Ton programme de révisions est indépendant des conditions météorologiques … Alors tu as trois minutes pour te lever, ou sinon c’est moi qui viendrais t’aider !
-         Je fais ce que je veux !
-         Comme tu voudras … mais souviens toi de hier soir …

J’étais sorti de la chambre sur cette menace, me demandant si une réaction immédiate n’aurait pas été plus profitable. Mais ces trois minutes de sursis laisseraient après tout à Marion le temps de réfléchir, et de me prouver – ou non – sa capacité à réagir. Cinq bonnes minutes s’étaient écoulées. Marion n’était toujours pas descendue. Lorsque je rentrais de nouveau dans la chambre, elle se leva en trombe quand elle vit la porte s’ouvrir.

-         Ca y est ! Je … je suis debout … Nooooooooon !

Je venais de saisir Marion par le poignet.

-         Ma petite Marion … c’est trop tard … je t’ai laissé au moins deux minutes de plus, tu aurais du être levée …
-         Non ! Arrête ! C’est pas juste ! Je suis fatiguée ! Je …

Sans écouter ses protestations, je m’étais assis sur le bord du lit et j’avais déjà basculé Marion sur mes genoux. Je relevais sa nuisette et ses deux petites fesses enserrées dans sa petite culotte apparurent. Marion continuait à protester en s’agitant.

-         Sam … je … non … s’il te plait … je sais que j’aurais du me lever …

Le ton de Marion avait changé.

-         Oui. Tu n’es pas sérieuse. Et je suis trop indulgent avec toi.
-         Sam … je … oui …
-         Et si je commence à te laisser passer des choses, je sais comment tes révisions vont se terminer. Et j’ai envie que tu réussisses, tu es au courant ?
-         Oui … je … je vais bien travailler, tu sais …
-         C’est bien … mais comme je veux en être sûr, je vais t’y aider …
-         Sam …

Marion n’eut pas le temps de finir. Ma main me démangeait depuis longtemps et la première claque s’abattit sur la fesse droite, suivie immédiatement de plusieurs autres.

-         Aie !

Marion agitait de plus en plus ses jambes, mais fermement tenue, elle était obligée de subir sa punition. Elle ne s’était pas levée à temps. Elle recevait une fessée. Comme une gamine. Et j’étais bien décidé cette fois-ci à ce qu’elle comprenne la leçon. Au bout de quelques minutes, je fis une pause. Marion était au bord des larmes.

-         Bien. Tu as compris maintenant que tu dois être sérieuse ?
-         Sam …
-         Que tu dois grandir un peu ? T’organiser ? Et surtout ne pas m’envoyer sur les roses quand je prends le temps de me lever avant pour te préparer le petit-déjeuner ?

J’avais relâché mon étreinte. Marion, dans un réflexe soudain, essaya de se dégager et de se lever, et se retrouva à genoux par terre.

8 commentaires:

Pim's a dit…

Bon ben alors ! La suite quoi !

Sam a dit…

@Pim's : Cela vient ... j'aime quand mes lectrices me réclament une suite ;-)

une petite fée a dit…

Ton meilleur récit je crois...le style...l'histoire...le cadre...quel qu'il soit...le cadre donné à Marion...La cadre de l'histoire...ce gite...en pleine nature...la pluie qui tombe...je l'entendais presque tellement c'est réaliste dans les mots...frais..vivant...

Quand à la punition de Marion...j'avais mille et un papillons en moi...tellement ton style fait ressentir les émotions...

La suite est tout aussi remarquable...

Tu y mets encore plus de sentiments qu'avant...

C’était émouvant même...

Je dois être sensible aussi ;-)

J'ai eu la chance de vivre des expériences similaires exceptionnelles coté fantasme avec différents partenaires et j'avoue que c'est rare de trouver des récits aussi bien écrits qui me redonnent des émotions similaires ressenties en live...

Cela doit d'appeler le talent, non?

Bravo à toi quoi!

Sam a dit…

@Une petite fée : Merci ! Tu me prêtes ta baguette magique ? J'ai quelques vœux à réaliser ;-)

une petite fée a dit…

rire!
;-)
Oui je te la prête! Tu le mérites...D'ailleurs,
comme je te connais quand même bien, envie de te dire à tes lectrices que t'es réellement conforme à tes récits...T'es un mec génial,doux tendre et ferme, tu fais de belles photos en plus et accessoirement t'es hyper séduisant!

Un homme rare...

une petite fée a dit…

ah j'oubliais...il est aussi passionnant, drôle,cultivé et à l’écoute!

En plus c'est vrai!

Mesdemoiselles, vous êtes entre de bonnes mains avec mon meilleur ami!

Sam a dit…

@Une petite fée : C'est toi qui va me faire rougir, là, d'habitude c'est le contraire ! Rire !

Mais bon, même si tout jugement n'est pas universel (on ne peut pas plaire à tout le monde ...), je m'attache à rencontrer des gens qui m'apprécient, c'est meilleur pour mon moral ! J'ai bien fait de te rencontrer ;-)

Quant à la baguette magique, oui, merci de me prêter la tienne, en plus elle est fine, souple et longue, ça peut servir ! Rire ! Non, trop tard ... c'est moi qui la tiens maintenant ;-)

une petite fée a dit…

Même pas peur!rire! ;-)
Dit elle avec aplomb et surtout juste son petit short écossais rouge et gris qui ne la protège guère... ;-( ... !alors rends moi ma baguette!rire!En plus, c'est comme ça que tu me remercie?pfff...;-)

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