lundi 21 novembre 2011

Le sultan et la princesse – 2ème partie – La rencontre













Tête baissée, les mains derrière le dos, la jeune princesse attendait depuis dix minutes dans une pièce confortable, remplie de sofas et de coussins, où les seules lumières provenaient d’une multitude de petites lampes à huile qui scintillaient et faisaient régner autour d’elle une atmosphère irréelle. Marguerite sentait une présence autour d’elle, mais ce n’était peut-être que le fruit de son imagination. Mille pensées se bousculaient dans sa tête, et sa chère Blanche lui manquait beaucoup. Elle se demandait ce qu’elle était devenue. Peut-être avait-elle déjà subie les outrages du sultan ? La porte s’ouvrit enfin et un homme mince et grand entra dans la pièce. Elle frissonna. Le sultan s’approcha lentement, et s’arrêtant à une trentaine de centimètres de Marguerite, il la dévisagea pendant une longue minute sans prononcer un mot. L’attente devenait de plus en plus insupportable, et Marguerite n’avait qu’une envie, celle de bousculer cet homme et de s’enfuir. Mais les récits des punitions administrées aux princesses rebelles qu’elle avait encore dans sa tête la retinrent.

-    Eh bien ... comment t’appelles-tu ?

La princesse releva la tête et fixa fièrement le sultan dans les yeux.

-    Je m’appelle Marguerite, je suis princesse et je vous prie de me libérer immédiatement !

Marguerite fut elle-même étonnée de sa hardiesse, qui ne sembla pas déplaire au sultan. Il esquissa un fin sourire.

-    Oh ! Que de fougue ! Je vois que tu n’as pas encore bien compris la situation, je crois ... Te souviens-tu que ton navire a été arraisonné par mes hommes, que tu as été capturée, et que maintenant il en sera fait selon mon bon vouloir, dans mon sultanat ?
-    Mon père paiera une rançon ! Libérez-moi !
-    Mais pour cela il faudrait que j’y trouve un intérêt, jeune personne ... hors je suis déjà immensément riche ... et je ne vois pas pourquoi je laisserai partir une jeune princesse noble et de surcroît belle comme toi. Toi et ta charmante dame de compagnie auront une place de choix dans mon harem ...
-    Je ne vous permets pas ! Je ne ...

Marguerite ne put finir sa phrase.

-    Cela suffit ! Tu vas apprendre désormais ce qu’il en coûte de défier ton maître ! Mais comme j’ai ouï dire que dans ton pays c’est ta dame de compagnie qui est punie à ta place, je vais commencer par respecter tes coutumes ... même si très bientôt tu connaitras les nôtres ...

Marguerite frissonna en pensant qu’elle était maintenant à la merci d’un sultan autoritaire et cruel, mais elle préféra s’abstenir de tout commentaire, attendant de connaître la suite des événements. Le sultan s’approcha alors d’un rideau sombre de velours qui partageait la pièce en deux et le tira. Là se trouvait une table ronde auprès de laquelle elle reconnut immédiatement Blanche, debout, entièrement nue.

-    Blanche ! Que fais-tu là ?

Blanche se précipita, tremblante, dans les bras de sa maîtresse.

-    Quel joli spectacle ! C’est très bien, reste donc dans les bras de ta maîtresse. Et toi, jeune princesse, soutiens-la bien, et ne la lâche pas ... pendant que je lui administre la punition que tu aurais du recevoir à sa place ... car si tu la lâches, ce sera à toi de la subir ...

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