lundi 26 septembre 2011

Marion ... Tu es insupportable ...

Le ton de ma voix venait de changer. Jusqu'alors j'avais encaissé sur un ton léger la mauvaise humeur de ma petite princesse. J'avais tenté de proposer des solutions à tous les petits soucis qu'elle m'avait soumis au cours de la matinée, considérant que ceux-ci ne valaient pas la peine de se disputer. Je m'étais occupée d'elle comme j'aime à le faire, préparant le petit déjeuner pendant qu'elle finissant de se réveiller, attentionné aux petits détails de présentation : un kiwi coupé en deux avec sa petite cuillère, des quartiers de clémentine disposés en cercle autour, un verre de jus d'orange, le tout accompagné d'un bol de thé. Plein d'énergie, j'avais tenté de dérider Marion, essayant de lui faire comprendre que les détails qui semblaient la gêner ici et là ne nécessitaient probablement pas des réactions aussi vives et disproportionnées.

Encore vêtue de sa nuisette rouge dont la courte jupette mettait en valeur ses jolies cuisses musclées, laissant deviner la rondeur de ses petites fesses, elle m'avait demandé si je préférais qu'elle mette une jupe et des collants ou un jean. J'avais opté pour la jupe, en insistant au passage sur le plaisir que je ressentais lorsque ses jolies courbes étaient mises en valeur. Mais ce jour là Marion était à fleur de peau, et elle m'avait rétorqué que la pluie menaçant, elle mettrait son jean. Je lui avais répondu que je la trouvais également charmante en jean, et je m'étais fait envoyer dans les dents qu'en fin de compte mes avis n'étaient pas très tranchés. Plus mon attitude était conciliante, plus sa mauvaise humeur semblait empirer. Quelque chose semblait la préoccuper, mais je n'arrivais pas à le cerner. Peut-être elle-même n'arrivait elle pas à analyser les causes de son comportement. Toujours est-il qu'à force de piques lancées à mon égard, Marion avait réussi ce matin là à me mettre moi-même de mauvaise humeur. Je n'étais plus disposé à être patient. Marion n'allait manifestement pas changer et quoique je fasse n'aurait fait qu'empirer un peu plus la situation. Agacé, je lâchais brusquement :

- Bon, tu t'habilles comme tu veux, mais tu te dépêches maintenant !
- Dis tout de suite que tu ne t'intéresses pas à moi !

C'était une parole de trop.

- Ma petite Marion ... je vais te prouver le contraire ... et m'intéresser à toi de très près ...
- Mais ...
- Stop. Ca suffit maintenant.

Marion fut interloquée par ce revirement. Comme à chaque fois que ma voix devenait sévère et sans réplique, elle redevenait petite fille. Je repris avec une voix calme :

- Marion. J'en ai marre de ta mauvaise humeur. Tu me demandes mon avis pour savoir comment t'habiller, mais quoique je dise, cela ne te convient pas. De plus, ce matin, tu as trouvé que le kiwi était trop dur, le thé trop chaud, qu'il n'y avait pas assez de pain et que tu aurais préféré de la confiture de mûres à la place de la confiture de framboise.

- Mais ...
- Il n'y a pas de "mais". J'ai été trop patient ce matin, j'aurais dû te remettre tout de suite à ta place.

Marion baissa les yeux et joignit ses mains en les tordant nerveusement l'une contre l'autre.

- Tu sais comment cela s'appelle tout ce que je viens de décrire ?

Marion ne répondait pas, gênée. Je m'approchais d'elle.

- Je vais te le dire. Cela s'appelle des caprices. Des caprices de petite princesse.
- Sam ...

Sa tête s'était relevée et ses yeux suppliants plongèrent dans les miens, semblant implorer la grâce de la punition à venir.

- Marion. Tu sais que je t'aime beaucoup, que tu es ma petite princesse. Mais tu sais que je déteste tes caprices.

Je prenais le temps de sermonner Marion. Je savais que ce moment d'attente, de tension précédant la punition rédemptrice, était pour elle et pour moi un moment indicible, où véritablement il se jouait quelque chose de profond. Nous sentions chacun le désir de l'autre monter.

- Marion. Tu sais comment je traite les caprices de petite princesse, n'est-ce pas ?

Instinctivement, Marion porta ses mains au niveau de ses fesses, comme pour les protéger.

- C'est ça. Tu as compris.
- Sam ...
- Marion. Depuis ce matin tu es insupportable. Tu te conduis comme une gamine capricieuse. Alors je vais te punir comme une gamine capricieuse.

Toujours les mains posées sur ses fesses, Marion me jeta un regard suppliant.

- Tu vas recevoir une fessée, Marion.
- Sam ! Non !

Marion savait qu'à partir du moment où le mot était prononcé, il n'y avait pas d'échappatoire. Que la fessée annoncée allait être administrée.

- Marion. Tu vas te retrouver une fois de plus cul nu sur mes genoux.

A l'annonce de ces mots qui annonçaient d'emblée que la fessée allait être une vraie fessée, et non pas une simple fessée administrée uniquement par dessus l'étoffe de sa petite culotte, Marion sursauta. Je fis un pas vers elle. Marion recula et se positionna derrière la table.

- Marion. Tu viens ici tout de suite.

Marion ne bougea pas, guettant le côté de la table vers lequel j'allais me diriger pour tenter de reculer l'instant fatidique. Pendant une dizaine de secondes nous allâmes d'un côté puis de l'autre. Je mis fin à ces allées et venues en déclarant d'une voix ferme :

- Marion, soit tu arrêtes ce petit jeu, soit je viens vraiment te chercher, et ce sera le martinet.

A l'évocation de ce châtiment suprême, Marion blêmit et se figea sur place.

- Sam ! S'il et plait ! Non, non ... je ... je viens ...

Marion baissa les yeux, fit un effort sur elle-même, baissa la tête et s'avança vers moi en tordant nerveusement les doigts de ses mains. Le visage fermé, je lui saisis le poignet et l'entrainais vers le canapé tout proche.

- Marion ... tu es insupportable ... et tu vas maintenant en subir les conséquences ...

8 commentaires:

Michel a dit…

Bonjour a vous Samuel et Marion,oiu tu es vraiment inssuportable petite Marion et tu vas direct au martinet en agissant ainsi :peut etre est ce cela que tu cherches en fait?Et Samuel me parait trop gentil avec toi,car si il a acheté un martinet,celui ci n'est jamais sorti du tirroir!Mais je pense que cela va venir trés vite maintenant.
Merci pour vos beaux textes.
Michel

Lotus a dit…

Merci...

Sam a dit…

C'est un plaisir d'avoir au moins un lecteur et une lectrice ! Je ne sais pas pourquoi j'ai un faible pour mes lectrices ... surtout celles qui sont assidues et me remercient ...

Lotus a dit…

C'est bien ce qu'il faut, non ? être assidue pour ne pas finir comme Marion...

Sam a dit…

@Lotus : Bien sûr ... mais parfois cela arrive de déraper ... de ressentir au fond de soi que l'on a besoin d'un cadre ... et consciemment ou inconsciemment de provoquer une situation, ou de provoquer tout court ... et de finir comme Marion ... pour comprendre que le cadre ne peut être impunément franchi et qu'une certaine méthode s'applique à ce moment là ...

Lotus a dit…

Est ce qu'il t'arrives de ressentir que tu as besoin d'un cadre ? ;)
Je dois avouer que tes mots reflètent parfaitement mes pensées même si j'ai honte de l'avouer.
Trouble, trouble...

Sam a dit…

Oh,ce sont les cordonniers les plus mal chaussés ... du coup je me contente de recadrer ;-)

J'aime quand une jeune femme avoue ... même si elle a honte ... peut-être surtout quand elle a honte ... cela m'émeut ... dans ces moments là le trouble est réciproque ...

Lotus a dit…

J'aime aussi beaucoup cette sorte de partage mental, conscient et inconscient à la fois, ou le désir monte peu à peu, comme tu le dis.

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