dimanche 17 octobre 2010

Le partiel (1ère partie)

Marion arrivait de la fac. A la façon dont elle ouvrit la porte de l’appartement, jeta son sac sur le canapé et poussa un « Pffff … » accompagné d’une moue dédaigneuse, je sus que la note de partiel qu’elle était allée consultée ne devait pas être bien brillante. J’en reçus la confirmation quasi-immédiate à ses premières paroles lorsqu’elle eut fini d’enlever ses chaussures et se débarrasser de sa veste bleu marine.

-                    Tous des salauds ces profs !
-                    Tu veux dire que tes talents n’ont pas été estimés à leur juste valeur ?

Mon ton était légèrement ironique, car je savais que Marion n’avait pas vraiment préparé ce partiel à fond …

-                    Tu ne vas t’y mettre toi aussi !
-                    Oh … tu es majeure et vaccinée après tout … tout ce que je voulais dire c’est que la note que tu sembles avoir obtenue doit simplement être le reflet de ton investissement personnel …
-                    T’as pas le droit de dire ça ! De toute façon tu ne comprends rien à rien, comme d’habitude !
-                    Ah ? Tu ne généralises pas, là ?

De l’ironie mon ton avait basculé à l’agacement. Quand Marion était de mauvaise foi, elle pouvait aller loin et refuser de démordre de son opinion. Quitte à devenir agressive.

-                    Ah non alors ! T’es toujours prêt à me faire la morale, mais de toute façon toi tu ne fais rien !
-                    Pardon ?

Mon ton de voix avait changé. Ayant déjà pratiqué ce type de conversation, j’étais bien décidé à ne pas laisser celle-ci dégénérer, et je savais que dans ce cas là les paroles étaient vaines, la discussion et le raisonnement inutiles. A ce stade là une seule méthode marchait. En un mot, un regard, Marion comprit que quelque chose avait basculé. L’air s’était subitement alourdi, une tension venait de s’installer. Marion resta trois secondes bouche bée, semblant hésiter sur l’attitude à prendre, continuer dans ses récriminations ou arrêter tout de suite et s’excuser. Elle n’en eut pas le temps.

-                    Je …
-                    Marion ! Ca suffit maintenant !
-                    Mais …
-                    Je te dis que ça suffit ! Tu te conduis comme une gamine !

Au mot gamine je sentis Marion déstabilisée. Elle savait que cette comparaison allait l’emmener vers des rivages qu’elle espérait et redoutait à la fois. 

-                    Mais …
-                    Oui. Un vraie gamine. Qui parle à tort et à travers. Ton comportement m’agace, là. Beaucoup. Tu sais ce que tu mérites j’imagine.

Instinctivement Marion plaça ses mains derrière son dos, comme pour se protéger, et les tordit nerveusement l’une dans l’autre. Elle se rendit compte qu’en me montrant par ce geste son appréhension, elle imaginait tout à fait ce qu’elle méritait.

-          Sam … Je …

Je sentais Marion honteuse de ses propos, prête à les regretter. 

-                    Marion … non seulement tu as une fâcheuse tendance à prendre du retard dans tes études, mais en plus tu ne sembles pas assumer comme il se doit tes choix. Il est temps que tu t’en rendes compte.
-                    Sam … Je … tu … tu as raison … excuse moi … je te promets que …
-                    Marion. Tu me promettras tout ce que tu veux une fois que tu auras subi la punition que tu mérites.
-                    Mais …
-                    Tu vas recevoir une bonne fessée … qui va te remettre les idées en place.

Le mot fessée que je venais de prononcer porta l’estocade. Marion sentit que je ne reculerai pas, que dans quelques minutes tout au plus elle se retrouverait en travers de mes genoux et subirait cette punition annoncée, qu’elle se sentirait honteuse, qu’elle se débattrait au fur et à mesure des claques, que son postérieur allait rougir … Elle regretta soudain son attitude, tout en sentant que la ligne blanche avait été franchie et que l’inéluctable allait se produire.

-          Noooooon ! Je ne veux pas !

Ma voix calme fit écho à sa protestation.

-                    Que tu le veuilles ou non ma petite Marion … je vais te fesser comme une gamine, tes fesses vont rougir, et crois moi tu vas t’en souvenir. Viens-ici !
-                   

Marion ne bougea pas, comme paralysée. Ses yeux s’embuèrent de larmes.

-          Tu veux que je vienne te chercher ? 

Marion était prise dans un conflit intérieur qui opposait deux forces, l’une la poussant à venir vers moi pour subir sa punition, et l’autre résistant de toutes ses forces pour lui échapper. 

-                    Bien. Puisque tu ne sembles pas te décider, je vais venir te chercher. Et pour prix de ton hésitation je te garantis que la fessée que tu vas recevoir va être particulièrement cuisante. Tu pourras gigoter tout ce que tu veux je ne te lâcherai pas, crois-moi. Et ce n’est pas tes larmes qui m’arrêteront.

Marion sembla se décomposer. Je pouvais sentir la nuée de papillons qui s’agitait dans son ventre. Mille pensées défilèrent dans sa tête. Dans quelques secondes j’allais venir la chercher. Dans quelques secondes j’allais saisir son poignet. Dans quelques secondes sa jupe serait relevée. Dans quelques secondes elle se retrouverait sur mes genoux, maintenue fermement, ses deux globes fessiers à portée de ma main. Dans quelques secondes … Ma voix interrompit le cours de ses pensées.

-                    Jeune fille … une bonne fessée cul nu va te faire beaucoup de bien.
 

4 commentaires:

Macaron a dit…

Tu sais vraiment bien parler aux gamines...

Ellie a dit…

Dans deux secondes, terribles !

Je fais ce que je dis... Je dis ce que je veux ! Na! :D

Ellie a dit…

"Je pouvais sentir la nuée de paillons qui s’agitait dans son ventre"
C'est très joli 'Paillon' papillottes ? ;)
Bon c'est pas tout ça je n'ai rien à faire sur internet à c't'heure ci ! ;D

Sam a dit…

@Macaron la gamine : N'est ce pas ?

@Ellie la correctrice orthographique : D'abord, c'est moi qui corrige, ici ! Et c'est vrai ça, qu'est ce que tu fais à cette heure là ici !!! Franchement, pas sérieux du tout ...

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